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mai 1998, 7éme rencontre Gothic-wave de Leipzig (Allemagne),
encore une fois plus de 12'000 corbeaux et sympathisants se
sont donnés rendez-vous dans cette ancienne ville d'Allemagne
de l'Est, a penser que l'origine de cet événement est due à
un rendez-vous de jeunes romantiques dans les ruines d'un château
à l'occasion de la Pentecôte. Le succès est aussi grand (500
personnes par bouche à oreille) qu'en 1991 à lieu le premier
rencontre officiel qui attirera plus de 2000 personnes...Actuellement
le nombre de participant grandissant les lieux ont du s'adapter
et ce pour cette raison que l'ouverture du festival a lieu dans
la mega salle du Agra. Etant impossible de participer à tous
les spectacles, activités et concerts qui offre le festival,
je ferais un compte rendu des concerts auxquels j'ai pu assister.
L'ouverture
est faite par la band black-metal-medieval Haggard, choix
pas vraiment judicieux à mon avis car même si le style black/gothic-metal
commence à avoir beaucoup d'adeptes en Allemagne, il n'est
pas très bien digéré ailleurs...Il faut dire que les compositions
médiévales du groupe sont quand même particulièrement suggestives.
Wolfsheim
groupe très populaire en Allemagne nous proposent leur synthie-pop-wave
très agréable, mais le jeu de scène n'est pas particulièrement
enthousiasmant.
A
minuit et demi entrent en scène les "chevaliers et troubadours"
de In Extremo qui nous proposent un mélange très surprenant
de indus-metal et de musique médiévale si on veut un mix de
Rammstein et de Corvus Corax...le spectacle est total est
le publique en extase, en première ligne une bande de goth-punk
en kilt conduit un pogo effréné.
Clôture
pitoyable de la soirée avec Grotesk perdu derrière son synthé
essayant de réveiller un publique désormais fatigué avec une
electro fade...
Le
samedi suivant la journée commence avec une visite au marché
médiéval dans les souterraines du Moritzbastei en sirotant
de l'hydromel sous fond de musique et jeux médiévaux en attendant
l'heure de se diriger vers l'église de S.Michel ou aura lieu
le concert de Sarband accompagnés d'un chur local. Dans
l'église, des centaines d'âmes en noir sont absorbées par
les chants à cappella de cette formation folk - médiévale,
le silence est cassé seulement par l'applaudissement final
et par les cris de joie des présents.
Après
ce merveilleux concert nous nous dirigeons vers le parc Bühne
pour assister au concert de Chorea Minor avec 5 musiciens
et une chanteuse sur scène mais sans utilité aucune (sauf
visuelle peut-être) car la musique électronique est en grand
partie samplée et sans aucune consistance. Après la déception
de l'annulation du concert de Camerata mediolanese, à cause
de l'hospitalisation du chanteur, c'est l'exultation devant
le très sympathique Tony Wakeford et son quartet noir qui
nous régalent leur meilleur dark-folk européen. C'est l'hystérie
parmi le publique qui chante en cur "In Europa..."
Surprise
de la soirée Rozengracht, band psychedelique-industrielle
très proche de Einsturzende Neubauten et Current 93, le spectacle
est original et très visuel (feux, objets métalliques divers,
etc) et le son hypnotique.
Par
la suite nous écartons les concerts gothic-metal de l'Agra
pour nous diriger vers le Werk II ou à lieu une soirée power-electronic/industriel
du label Ant-Zen. Le concert de Imminant Starvation est vraiment
décapant et les bruitages générés engendrent la folie parmi
le publique cyberdark, tout le monde bouge et la salle est
comble. Malheureusement la techno-indus de Synapscase ne nous
enthousiasme pas autant et nous quittons les lieux pour terminer
la soirée à une party "Joy division, '80 Wave".
Dimanche
31 mai, la journée plus difficile pour le choix car plusieurs
groupes intéressants se produisent en même temps en lieu très
distants entre eux. Parmi les concerts auxquels nous n'avons
pas pu malheureusement assister, on peut citer Relative Menschein
(german-wave), Velvet acid Christ (dark-electro), Call (electro-fetish),
Freiburger Spielleyt (médiévale), Ordo Equilibrio (dark-folk-ritual)
et Mortis (electro-black-symphonique).
Nous
commençons la journée dans la verdure du Parkbuhne avec le
concert des Hollandais Malochia qui nous proposent une musique
gothic-industrielle très intéressante avec la magnifique voix
de la chanteuse habillée en ange pervers.
L'âme
immortelle n'arrive pas vraiment à enthousiasmer le publique
en live même si leur musique est agréable sur disque.
Les
grandes émotions arrivent avec Diary of dream avec un son
enveloppant leur darkwave attire l'attention du public à cause
de l'originalité des compositions romantiques et puissantes
en même temps.
Nous
quittons le parc pour assister à la grande soirée Gothique-Avantgardiste
de l'Agra. Ouverture de la soirée par Revolutionary army of
infant jesus. Pas de paroles pour cette grandiose formation
qui joue celée derrière des draps une musique rituelle et
magique. Dommage que pour son immensité le lieu ne se prête
pas à un groupe aussi intimiste.
Avec
les clan of Xymox nous faisons un saut en arrière dans le
temps. Comme retenir ses larmes en écoutant les compositions
de l'album Medusa qui a bercé les nuits de notre jeunesse
dans les années '80? Le concert est vraiment extraordinaire
et le son rempli la salle de sa puissance, le groupe est vraiment
d'un professionnalisme exemplaire.
La
superbe Gitane Demone nous offre un concert enragé mélancolique
et punk en même temps musicalement proche de Pompei 99 (sa
première formation death-rock), malheureusement à cause de
problèmes d'organisation son concert à du être interrompu,
mais sa présence n'est pas passée inaperçue et elle nous a
promis de retourner à Leipzig l'année prochaine.
Faith
and the muse, toujours aussi attentifs à leur image nous ont
offert un magnifique concert de musique païenne, rempli de
fortes émotions avec des plongés dans le passé par des morceaux
tirés du répertoire Gothique de Mephisto waltz et des Christian
death de Rozz Williams.
In
the Nursery au plein de leur forme ont su enthousiasmer l'énorme
salle fourmillante de publique avec leur musique symphonique
et martiale, le jeu de scène comme d'habitude à été magistral
et la réputation de leurs capacités des musiciens n'est plus
à faire. Vraiment extraordinaire la cover de Haunted dance
hall de Sabre of Paradise.
Fin
de la soirée avec les Teutoniques de Das Ich, que comme d'habitude
nous ont offert un concert théâtral et puissant, leur darkwave
du début à été enrichie de sonorités plus industrielles qui
rendent la formation plus agressive sur scène. L'apogée du
concert à eu lieu avec l'entrée de Williams Faith pour un
final en chur de Gotes tods.
Dimanche
1er juin: le dernier jour s'ouvre avec un concert acoustique
(voix et piano) de la formation romantique Escape. Très originale
leur cover de "enjoy the silence de Depeche Mode"
en version acoustique.
A
l'Ex-Eiskeller nous assistons au concert des Last days of
jesus qui nous proposent une bonne bat-cave comme nous n'avons
plus l'occasion d'écouter.
Les
salles voûtées du Moritzbastei nous attendent ensuite pour
les concerts de Mother destruction et Arcana qui ouvrent la
performance. La salle est vraiment comble et il impossible
de bouger la tension est à son apothéose quand le chur
attaque le premier morceau. Très bon concert dommage que les
arrangements orchestraux soient préenregistrés.
Mother
Destruction (ex Sixth Comm) entament toute suite après leur
danse rituelle, c'est la transe complète et un flots d'invocations
à des dieux disparus (ou pas?) se reversent sur nous. Amodali
à l'aire visiblement fatigue mais elle accepte quand même
de nous offrir un rappel.
La
soirée et le festival se concluent par un mégaparty dans les
labyrinthes des souterraines du Moritzbastei ou des milliers
de darks hantent d'une salle à l'autre...personnellement la
salle occupée par les amis de pagan muzak à retenue mon attention
pour presque toute la soirée. Musique ritual, dark-folk, industrial,
power-electronic et médiéval étaient au rendez-vous. En dansant
sur ces rythmes magiques je pense déjà au huitième rencontre....(des
voix parlent d'un concert de Diamanda galas dans une église...)
Antoine Indaco de Sanctuary
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